• Ntite Mukendi Aubert Kizito

  • Conte du roi souverain Léopold II

  • Le géant qui hante notre Congo

    Une poule, un roi, des colons et des congolais …
    D’après la tradition luba, la poule est l’animal le plus proche de l’homme. Pendant la journée elle tourne en rond dans son enclos familial  et pendant la nuit elle se faufile dans sa case pour voir et entendre tout ce qui s’y dit et s’y passe.

    Il n’y a donc pas plus fidèle témoin du déroulement de la vie de l’homme et de sa société, bien qu’elle ne puisse jamais fournir les preuves matérielles des vérités qu’elle pourrait avancer.
    Nous disons qu’elle colporte des vérités populaires, non scientifiques, mais des vérités quand même.
    Il appartient aux chercheurs de les compléter par les preuves qu’ils souhaiteront au lieu de se contenter d’un simple et honteux plagiat.

    Au travers du Conte du roi souverain Léopold II, la poule nous transporte dans la période de l’esclavagisme, du colonialisme et du Post-colonialisme, "sur les chemins de l’histoire du Congo depuis 1885, moment où Léopold II ouvre, avec des soubresauts que l’on connaît peu, le pays au monde occidental et à l’évangélisation".

    L'auteur interroge , à la lumière d'aujourd'hui, le passé colonial. Il l'évoque comme le "royaume des malentendus", malentendus entre les colonisateurs et les colonisés, entre les orgueilleux chantres de la raison technicienne et du progrès, d'une côté, et es obstinés fidèles de traditions transmises à travers la "chaîne des vies" ou les rusés inventeurs de traditions "fantaisistes" de l'autre. [...] L'auteur y voit, bien sûr, une leçon pour aujourd'hui.

     

    Préface de Gauthier de Villiers
    Section d'histoire du temps présent
    Musée royal de l'Afrique centrale
    (Tervuren, Belgique)

  • Critiques

  • Sans haine ni ressentiment, ce conte analyse les liens inextricables qui réunissent les deux pays, le Congo et la Belgique. L’histoire commence par ce constat : la colonisation fut une cohabitation de malentendus inconciliables qui explosèrent à la figure de tous après l’indépendance, quand cessèrent toutes les pressions civilisatrices des missionnaires et de l’Etat colonial

    William M. Lebrun, journaliste – 2009